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Nova Y Va : à "Mon premier Festival" vendredi 23 octobre 2026 - 752
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vendredi 23 octobre 2026 Nova Y Va : à "Mon premier Festival"
752 Depuis 22 éditions, Mon premier festival se donne pour mission de rendre le cinéma accessible au plus grand nombre, et cette année, derrière le thème Dans tous les sens, c’est plus d’une centaine de films qui seront présentés à tous les publics à partir de 18 mois… De La petite taupe à Indiana Jones, en passant Soyez sympas rembobinez ou Little Miss Sunshine, la programmation promet son lot de surprises et d’avant-premières, avec un focus cinéma italien, des ateliers, des ciné-concerts, des rencontres et des débats. Expérience sociale, fenêtre sur le monde, vecteur d’altérité et d’émotions partagées, le cinéma n’est pas un écran comme les autres, en témoignent Barbara Schulz marraine du festival qu’on a rencontré pour ce podcast, mais aussi un bel échantillon de la nouvelle génération de cinéphiles, aussi exigeants que passionnés, Samuel et Emilie, 9 ans, membres du jury enfants, ainsi que Fiati, Eliott et tous les membres du Jury jeunes TUMO du Forum des images !Mon premier festival, allez-y sans modération, avec ou sans les kids, et pour citer le réalisateur italien Roberto Begnini: Viva cinema!Mon premier festival, du 21 au 27 octobre dans plus de 20 lieux à Paris.https://www.paris.fr/mon-premier-festival-2026Tarif unique : 4,5€ la place
mardi 20 octobre 2026 Nova Y Va : à l'exposition "Semons nos résistances" au Maif Social Club
859 "SEMONS NOS RESISTANCES" AU MAIF SOCIAL CLUBNOVA Y VA MAIF SOCIAL CLUBReportage de Anna Flori-Lamour et Ben MacéAu Maif Social Club, deux fois par an, les grandes questions du monde sont posées à travers des parcours artistiques qui mettent en valeur la jeune garde de l’art contemporain, et proposent un panel d’horizons et de solutions possibles. Nova y était pour les expo Faisons Corps, Chaosmos ou encore Voir la mer. Nova vous y emmène à nouveau pour la nouvelle: jusqu’au 24 juillet, un nouveau volet de réflexion prend les formes et les couleurs de la lutte, réunissant 15 artistes autour du thème : Semons nos résistances!Il y a le cocon barbelé de l’artiste palestinien Abdul Rahman Katanani qui tente de transformer l’oppression en espace de renaissance; il y a un protest bike avec mégaphones et pompons de majorettes, ou encore la puissance de la joie dans les néons pop de l’artiste italienne Marinella Senatore; il y un abri à partager comme symbole d’un lien retissé par Tiphaine Calmettes; il y a la vie sauvage s’immisçant au cœur de nos structures rigides avec la liane d’écorces de Simon Augade; il y a les séries photos de manif-fetes comme autant de manifestes par Cha Gonzalez; il y a le dessin-sculpture figé dans sa fragilité de limaille de fer de Nicolas Daubanes… Il y a tout cela, il y a tous ceux-là, entre autres, dans une scénographie de l’ombre à la lumière qui dessine des lendemains possibles, qui affirme l’empathie la joie et l’imaginaire comme forces subversives et qui célèbre le pouvoir de la graine qui toujours germera. Visite par les oreilles dans ce podcast et rencontre avec la commissaire de l’exposition AnneSophie Bérard ainsi qu’avec les artistes Cha Gonzalez et Nicolas Daubanes! MAIF Social Club - maifsocialclub.frSemons nos résistances : jusqu’au 24 juillet 2027.37 rue de Turenne, Paris 3e - Entrée libre.Du Lundi au samedi, fermé dimanche et jours fériés.
lundi 28 septembre 2026 Nova Y Va : à l'expo "Frontière" à la Cité des sciences et de l'industrie
816 Nova y va, visiter l’exposition Frontière : on les franchit, on les défend ou on les redoute, que permettent-elles, que représentent-elles ? La Cité des sciences et de l’industrie vous propose de marcher sur les contours du monde pour en saisir quelques clés d’analyse et de compréhension à travers neuf installations qui parcourent les cinq continents, et une scénographie hyper riche: projection vidéo sous une tente, installation sonore dans un cabinet de curiosités, cartes interactives qui disent nos flux migratoires, économiques, culturels… Géographes, ethnologues, mais aussi artistes, photographes, acteurs, réalisateurs et dessinateurs prennent ici la parole… Une polyphonie invitée à dire nos contours mouvants par les deux commissaires de l’exposition, Astrid Aron et Maud Gouy. Elles ont accepté de répondre à nos questions, et c'est ce que vous entendrez dans ce reportage.Où l’on apprend que les frontières peuvent être des endroits d’arrêt - voire de mort - mais aussi des endroits de passage, de vitalité économique et culturelle; qu’aucune frontière n’est infranchissable, même les plus menaçantes; qu’une frontière n’est pas une ligne, mais un couloir, pas toujours visible d’ailleurs (cyberespace); qu’il existe des frontières heureuses et que la souveraineté ne s’affirme pas forcément par les barbelés…Un voyage immobile en équilibre sur un monde qui ne tourne pas toujours rond mais auquel il est souhaitable de prendre part en connaissance de cause, l’exposition Frontière vous est recommandée par la Radio Nova, c’est à la Cité des sciences jusqu’au 2 janvier 2028.Infos pratiques: Exposition Frontière. Conseillé à partir de 12 ans. De 12 à 15€. Ouvert de 10h à 19h du mardi au dimanche.Cité des Sciences et de l’Industrie . 30, avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris https://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/frontiere
mercredi 16 septembre 2026 Nova Y Va : Au Centre Wallonie Bruxelles
1290 Du 11 septembre au 10 octobre 2026, le Centre Wallonie-Bruxelles, lieu anticonformiste dédié à l’art en plein cœur de Paris, présente sa deuxième biennale Rencontres Archipel Chaos-Monde, un événement hors-norme dédié à la Méditerranée. Dédiée aux créations et aux pensées contemporaines en Méditerranée, la manifestation s’articule autour de cette zone de flux qu’elle explore à travers plusieurs « îles » de programmation, dont l’anarkhè-exposition « Asile-Exodus & Fuga », ainsi que les « amarrages » de Radio Salé, la radio pirate créée pour l’événement. Avec plus d’une centaine d’artistes aux pratiques tout aussi diverses, ce deuxième archipel Chaos-Monde raconte cette mer qui borde 23 pays et 4 continents, mais aussi les altérités repensées et les récits tragiques. Il offre l’opportunité d’un récit métaphorique et incite à la conspiration, car conspirer, c’est respirer ensemble. Nova Y Va s’est invité au vernissage de l’exposition et a rencontré la directrice du lieu, Stéphanie Pécourt, qui nous a donné plus de détails sur le projet, ainsi que les artistes Azzedine Saleck, Sarah Illouz & Marcus Escande, et Charbel Samuel Aoun, qui nous ont parlé de leur pratique. Interrogeant les notions juridiques de migration et d’asile, les statuts de migrant et de réfugié, la mondialisation des flux migratoires, la souveraineté des États-nations et l’héritage des empires coloniaux, la biennale du Centre Wallonie-Bruxelles retrace des siècles d’histoires et nous confronte au futur de la question migratoire, dans un monde dont les frontières ne cessent de se redessiner. Un événement aussi fugace que multiple, porté par un centre culturel à part, à contre-courant de certaines des logiques qui traversent aujourd’hui le monde de l’art. Billetterie et infos ici.
vendredi 28 aout 2026 Nova Y Va : au Cabaret Vert 2026
876 Direction Charleville-Mézières, dans les Ardennes, pour les 20 ans du Cabaret Vert, un festival que l’on connaît bien à Nova et qui, chaque été, transforme pendant quatre jours cette ville de Rimbaud en terrain de jeu musical. Du 20 au 23 août, le festival a une nouvelle fois brassé les genres et les générations, avec du rock, du rap, de l’électro, du dub, mais aussi de la bande dessinée et des discussions autour de la culture et de l’écologie.Pour cette édition anniversaire, on est allés se balader entre les scènes, les stands et les festivaliers, avec trois rencontres au programme : Disiz et Miki, deux artistes particulièrement appréciés chez Nova et Christian Allex, programmateur et directeur artistique du Cabaret Vert. De quoi en apprendre plus sur la façon dont on fabrique la programmation d’un festival qui revendique depuis vingt ans son goût pour le mélange et la découverte, mais aussi sur ce qui fait qu’un artiste trouve sa place ici.Dans ce Nova y Va, on parle donc musique, transmission, couleur verte et double décennies - avec quelques décibels au passage. Une plongée dans le Cabaret Vert, entre les grosses scènes, les nouveaux talents et les fidèles festivaliers. Et comme disait Rimbaud : Nova Y va !… pas exactement comme ça, mais on vous laisse découvrir !
mercredi 19 aout 2026 Nova Y Va : Festival du Bout du Monde 2026
922 Direction la presqu’île de Crozon, là où le Finistère finit de finir. Pour sa 26e édition, du 31 juillet au 2 août, le Festival du Bout du Monde a réuni une trentaine de groupes venus des quatre coins de la planète sur la prairie de Landaoudec : de la chanson au reggae, du rock aux musiques trad revisitées, avec Pomme, Kery James, Gaël Faye, Baloji, Asaf Avidan, Miossec et plein d’autres.On y est allés pour vous, entre l’océan et les sentiers, au milieu des marins, des sirènes et des mecs déguisés en crevette. Au programme de ce Nova Y Va : Daoud, Miossec, Asaf Avidan et Trinix. Bienvenue au bout du monde.
lundi 20 juillet 2026 Nova Y Va : Festival d'été de Châteauvallon 2026
858 Nova Y Va, au festival d'été Châteauvallon-Liberté, scène nationale qui réunit les fauteuils de velours du théâtre Liberté au coeur de Toulon, et l’amphithéâtre Chateauvallon, utopie réaliste des années 70 née de l’idée que l’art devait nous échapper de la cité pour refaire le monde. Joan Baez, Paul McCartney ou Maria Casarès y ont enchanté des soirées à la bougies en leur temps… Et c’est dans ce cadre franchement fou - un demi cercle de pierres perché sur une pinède face à la Méditerranée - que Radio Nova s’est rendu pour faire le point sur la programmation riche de danse, de théâtre et de musique de la saison : hommage aux Résistantes, à Carmen par Abou Lagraa et le ballet de l’opéra de Tunis, à Pina Bausch avec la projection de trois films qui lui sont consacrés dont celui de Wenders, et la reprise de sa pièce Nelken par sa compagnie de théâtre-danse, la Tanztheater Wuppertal, sur une folle scénographie faite de dizaines de cartons et de milliers d'oeillets. À l’affiche encore le Beauséjour de Mourad Merzouki, ou encore les 8 performances dansées en déambulation pour le No Mundo de Frank Micheletti en guise de bouquet final. Chanter, danser, ici, les cigales sont de sortie pour la saison: on a rencontré le tôlier Charles Berling qui fête sa dernière saison à la tête du théâtre et du festival, on a tendu le micro au public, merci à Quentin et Françoise, ainsi qu’à Reginald Lefebvre, magnifique danseur de la troupe de Nelken qui partage avec ferveur ce qui le meut, « what moves you » pour citer la chorégraphe allemande. Toutes les infos et la programmation sont à retrouver sur le site du festival et le podcast du reportage est ici!https://www.chateauvallon-liberte.fr/festival/festival-dete-de-chateauvallon-2026/Châteauvallon :795 Chemin de Châteauvallon - CS 10118 – 83 192 Ollioules. Navettes régulières depuis Toulon.Le Liberté : Grand Hôtel – Place de la Liberté - 83 000 Toulon.Places de 20 à 25€
lundi 13 juillet 2026 Nova Y Va : Cérémonie des Mlle Pitch Awards 2026
922 C’est à la recherche de bonnes idées pour de bonnes causes que l’on s’aventure dans les coulisses de la cérémonie des Mlle Pitch Awards, un nom très chic pour un chic concours de publicité́ citoyen engagé. Chaque année depuis 2020, de jeunes créatifs de la communication fabriquent des campagnes audio, vidéo, des affiches pour une grande cause d’intérêt général, une ONG chaque année ; la Croix Rouge, la Fondation pour le Logement des Défavorisés , Médecins du Monde, le Samusocial de Paris… Cette année, il fallait explorer la fratrie, les liens de l'enfance pour mettre en valeur l'action de la Fondation Villages d’Enfance Ensemble (ex SOS Villages d’Enfants), une fondation qui œuvre depuis 70 ans pour permettre à des frères et sœurs confiés à la protection de l’enfance ne pas être séparés, de grandir ensemble, dans un environnement stable et chaleureux. Parmi les 700 campagnes reçues cette année, 13 prix sont sortis du lot. Vous entendrez dans ce podcast plusieurs lauréats et lauréates, ainsi que l’organisatrice du concours Magali Faget, et une membre du jury, Pierrette Diaz.
lundi 22 juin 2026 Nova Y Va : Global Inversion Inversion avec Lassana Sarre au Palais de Tokyo
758 LASSANA SARRE AU PALAIS DE TOKYOUn Reportage de Anna Flori-Lamour et Mathilde JouclaNova y va au Palais de Tokyo, explorer la thématique de la saison Normes corps avec les sculptures et installations de Jesse Darling, les dessins et bas-reliefs de Cathy de Monchaux, le vernis à ombre de Benoît Piéron, les monstres de Neïla Czermak Ichti, les virages vierges de Pauline Curnier Jardin, ou encore et c’est ce le sujet de ce reportage, la « Globale Inversion Inversion » de Lassana Sarre, une invitation-création faite à l’artiste qui propose une mise en écho, une plongée du tableau dans le tableau, en représentant celles et ceux qu’on ne remarque pas ou peu, les agents et agentes du lieu qui sont autant de gardiens du temple. Quand on va au musée ou dans un centre d'art, on va voir une expo aux murs, et là on est invité à regarder en grand format le centre d’art dans lequel on se trouve. Pourquoi réorienter notre regard vers le leur? Non pas pour dénoncer leur invisibilisation mais pour mettre en lumière leurs parcours, leur rapport au lieu, les murmures des visiteurs et visiteuses et des oeuvres dont ils et elles sont les témoins privilégiés. Rencontre avec l’artiste, Lassana Sarre, avec la curatrice Horya Makhlouf, et avec Mourad Toua, responsable des agents de sécurité du Palais de Tokyo.Globale Inversion Inversion, de Lassana Sarre jusqu’au 13 septembre @ Palais de Tokyo : 13 avenue du Président Wilson, 75116 - M° Iéna (9) Du mer. au lun. 12h-22h, jeu. jsq. minuit (Fermé mar.)Tarif : 13 € - TR : 9 €
vendredi 19 juin 2026 Nova Y Va : au festival Vent d'Été au Hangar Y
862 En bordure de la forêt de Meudon, ouvert sur un parc de 10 hectares, se trouve le Hangar Y, joyau du patrimoine industriel qui lançait sa saison début juin avec la première édition de son festival Vent d’été, évènement pluridisciplinaire sur le thème « Un monde sensible », mêlant dans tous les espaces du lieu, intérieurs et extérieurs, expositions d’art contemporain, siestes acoustiques avec le collectif infusions, expérimentations joyeuses de machines à souffler, Dj set Nova et performances. On retiendra les peintures comme autant de sculptures, de Jean-Baptiste Née, qui colle ses toiles aux rochers, aux écorces, à la pluie et au vent jusqu’à ce que ses peintures semblent sculpter la poésie d’une mer de brume ou d’une forêt la nuit. On retiendra aussi Stuck, pour 5 danseuses, comme une danse de combat qui rend fortes et fières par la géniale waakeuse Mounia Nassangar dont le travail de chorégraphe donne corps aux mots. On retiendra aussi Voliges et Voltiges de Marion Pinaffo et Raphael Pluvinage, le air danser et les projections de Smith ou encore les performances éphémères de Dominic Kiessling. Il s’agit ici partout de composer avec la légèreté du vent comme avec les forces invisibles qui l’habitent… Tout en chillant au bord du grand bassin en terrasse de guinguette, ou en déambulant dans le parcours d’art contemporain du parc. La programmation du festival « Vent d’été » s’étire jusqu’en juillet, et pour en parler on a rencontré Martin Bourguignat, directeur des publics du Hangar Y, mais aussi Lena LBD aux platines, Clément Postec à la direction artistique et la chorégraphe Mounia Nassangar. C’est à écouter ici, en podcast ! FESTIVAL VENT D’ÉTÉ + EXPÉRIENCES JUSQU’AU 12 JUILLET Ouvert pendant les week-ends, toutes les vacances scolaires (zone C) et jours fériés Tarif : 3 € @ Hangar Y, 9 avenue de Trivaux 92190 Meudon https://hangar-y.com/evenement/festival-vent-dete/
vendredi 19 juin 2026 Nova Y Va : au festival Emmaüs Solidarité 2026
643 Le Point Fort d’Aubervilliers avait des airs de grande fête populaire. Le temps d’une journée, le Festival Emmaüs Solidarité avait réuni du monde autour de la musique, de l’humour, de la création et du partage.À l’affiche, une programmation riche et éclectique : Nayra et son rap aux influences marocaines et égyptiennes, Meiway, légende ivoirienne et créateur du zoblazo, mais aussi Sergio Alejandro, Rachelle Allison, Tatafio, Hadj Sameer ou encore le collectif Divin0. Du kompa au reggaeton, de la funk aux sonorités afro-caribéennes, le public avait voyagé d’un univers à l’autre au fil des concerts et des DJ sets.Mais le festival ne s’était pas limité à la musique. Tout au long de l’après-midi, un grand plateau de stand-up animé par Waly Dia avait réuni plusieurs humoristes, dont Tom Baldetti et Elsa Barrère, pour trois heures de rires. Dans les allées du site, un marché de créateurs mettait à l’honneur des vêtements upcyclés, des bijoux, des savons artisanaux et des confitures fabriquées à partir d’invendus alimentaires. Derrière l’organisation de cette journée festive, on retrouve bien sûr Emmaüs Solidarité, une association qui accompagne chaque jour plus de 9 000 personnes en situation de précarité, d’exclusion ou d’exil. Depuis plusieurs années, ce festival défend une même idée : faire de la culture un espace de rencontre, où les publics, les générations et les parcours se croisent dans un cadre ouvert à toutes et à tous.Au-delà des concerts et des spectacles, cette édition avait surtout été l’occasion de créer du lien et de célébrer la diversité dans toute sa richesse. Nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui ont fait vivre cette journée.
mardi 19 mai 2026 Nova Y Va : L’avenir des reflets au Théâtre National de la Colline
908 Lazare, en argot inspiré de la religion, c’est celui qui ne se décourage jamais de recommencer et ce n’est certainement pas un hasard… Lazare, c’est aussi un auteur/acteur/metteur en scène génialement gourmand et follement généreux, dont le terrain de bataille est un théâtre indocile, un geste continu pour se dégager de la monstruosité du monde.En témoigne sa Comédie du mauvais sang, nouveau cycle dont le premier volet intitulé L’avenir des reflets sera joué 5 fois par semaine jusqu’au 20 juin au Théâtre National de la Colline à Paris. En convoquant à la même table les mythes anciens et les grandes figures de la révolution française, dont Marat et Olympe de Gouges, Lazare et les 8 comédiens et musiciens qui l’accompagnent offrent un grand mezze poétique et politique, une fresque savoureuse et agitée de trois heures dix dont les mots sont autant de courants à flux tendus pour dire l’engagement, la violence, la puissance émancipatrice de la langue, et pour dire les résonances du passé dans notre présent et dans nos possibilités de futur. Nova a été rencontrer l’équipe et assister aux répétitions : rencontre avec Lazare, Ava Baya et Denis Lavant ici. L’avenir des reflets, création de Lazare, avec Anne Baudoux, Ava Baya, Jérôme Billy, Myrtille Hetzel, Denis Lavant, Marion Malenfant, Pierre Thionois, Gabriel Tur.Durée estimée : 3h10. Tarifs de 8 à 33€Du 19 mai au 20 juin à 19h30 au Théâtre National de la Colline : 15 rue Malte-Brun, Paris 20e, M° Gambetta. www.colline.frCrédits musiques:Olympe contre Robespierre de Lazare et Ava Baya, par Ava BayaPandemia, de et par Ava BayaGloire au 17ème, de Monthéus par Marc Ogeret
lundi 18 mai 2026 Nova Y Va : « Expression(s) décoloniale(s) #4 » au Château des ducs de Bretagne
754 Ce mois de mai voit l’inauguration de la 4ème saison des « Expression(s) décoloniale(s) », biennale proposée par le musée d’histoire de la ville de Nantes au sein de l’imposant château des ducs de Bretagne. La ville, leader en son temps du commerce triangulaire en France, fait depuis plusieurs années devoir de mémoire et de réparation, et c’est dans cette continuité que la biennale encourage à décoloniser nos imaginaires et les collections permanentes du musée, grâce notamment aux cartels de l’historienne Lilly Houngnihin, qui complètent ceux déjà existants et déconstruisent ce que nous tenons malgré nous pour acquis. Grace aussi à l’art contemporain, puissant moteur de déconstruction invité aussi dans le parcours permanent à identifier et recoller les pages arrachées de nos livres d’histoire. Il y a les travaux de la plasticienne Rosana Paulino - représentante du Brésil à la biennale de Venise cette année- qui présente ici une dizaine de ses œuvres les plus emblématiques pour dire la condition des femmes dans la traite et la colonisation; Il y a aussi « Diaspora » et « Liberty », deux séries du photographe sénégalais Omar Victor Diop, des images très léchées pour dire les trous de l’histoire et compléter nos panthéons. Il y a la douleurs des corps tordus et les murmures sous chaque pas de la visite, dans chaque objet présenté… Il y a aussi les possibilités de réparation, de résilience, quelque chose de presque joyeux dans ce puzzle qui reprend ses couleurs a chaque pièce retrouvée.Une visite particulièrement forte et troublante qui vous est franchement recommandée par Radio Nova, rencontres avec la commissaire Krystel Gualdé et l’artiste Omar Victor Diop dans ce podcast ! Crédits musiqueChez moi / ExpéKa TrioCanto e rezas / Irma FerreiraYemaya / Angélique Kidjo
mardi 31 mars 2026 Nova Y Va : Au Centre culturel suisse
850 Yodel-ha-hi-hou! A Paris, le Centre culturel suisse rouvrait ses portes fin mars après 4 ans de travaux et une remise très en beauté tant sur le plan archi qu’arty, une métamorphose qui renouvelle les usages du lieux : vitrine de la création contemporaine helvétique dans des interfaces modulables à l’envi, mais aussi lieu de rencontre et d’échange entre nos scènes culturelles, en témoigne une programmation de printemps aussi riche et joyeuse qu’une raclette. D’abord, trois expositions par trois artistes majeures de la scène suisse que sont Akosua Viktoria Adu-Sanyah, Ingeborg Lüscher ou encore Mai-Thu Perret qu’on a rencontré pour parler de Othermothers : du poème à la céramique, du papier sculpté au bronze, du verre au néon, il est question ici de matrescence à travers un bestiaire de femelles et une armée de mères déesses espiègles et puissantes. Au programme aussi de ce week-end passé et de cette saison à venir : deux festivals de musique, des performances, concerts, projections et conférences, rencontres et six séries de spectacles, dont des fragments dansés par le chorégraphe Edouard hue et six danseur.se.s de ses deux derniers spectacles Dive et Flowers, l’occasion d’évoquer avec lui l’affranchissement des frontières par la danse. Le tout est assaisonné dans la programmation comme dans ce reportage d’une carte blanche à l’excellent Label genevois Bongo Joe, et d’une rencontre avec Claire Hoffmann et Jean-Marc Diébold, curateur.rice du lieu. Quel nouveau visage pour le Centre culturel suisse, et quel visage actuel pour la scène culturelle suisse? C’est en podcast ici et c’est en live là-bas ! Un reportage par Anna Flori-Lamour et Lucie Ruotte. Centre Culturel Suisse : 32 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h, et les samedi et dimanche de 12h à 19h. Tarifs : Expositions en entrée libre / Conférences et table rondes en entrée libre sur réservation / Projections et lectures entre 3 et 5 € / Spectacles et concerts entre 7 et 12 € Playlist Bongo Joe dans ce reportage : Wish I Could Sing by George Coleman Ma Gitala by Madalisto Band Châteaux faibles by Alice
lundi 16 fevrier 2026 Nova y va : dans l'accrochage du salon de Montrouge #69
790 Depuis 69 ans, le Salon de Montrouge est un rendez-vous incontournable de l’art contemporain : défricheur de tendances et révélateur de talents, c’est aussi ici que le public aguerri ou néophyte éduque et aiguise son regard à l’art.Radio Nova était invitée à se faufiler dans l’accrochage de cette édition: à trois jours du vernissage, à l’heure des dernières retouches, entre les échafaudages, les odeurs de peinture et les bruits de perceuse, 40 artistes sélectionnés parmi plus de 2000 candidatures qui déposent leur vision du monde à nos yeux.On y a découvert une agitation joyeuse et bienveillante, où l’excitation le dispute au vertige, et autour de nous l’ébauche d’une scénographie hyper aérée: lé oeuvres dialoguent par affinités affectives autour d’un îlot central, l’agora, qui sera notamment le lieu des prises de paroles, happenings et performances au programme jusqu’au 1er mars.Dans la continuité des dernières années, la jeune garde artistique multiplie les pratiques pour aborder les thèmes du soin -corps et âme -, du sacré, du rapport à l’histoire, à la nature et aux étoiles, avec un peu partout l’idée de réparation, de résilience par l’art.On citera les bestiaires d’Angélique de Chabot, la mémoire des images et leur transformation par Sacha Teboul, les presque rien de Deborah Fisher, les dessins au fusain d’Anna Pico, les peintures sur fond urbain de Brice Robert…On citera aussi l’installation de Darius Dolatyari-Dolatdoust: une enfilade de portes stylisées symbolisant autant la fabrique d’identité que le deuil culturel et le parcours intime de son père iranien.On citera encore Margot Bernard, qui met en circulation papier, objet sonore, et images pour explorer les frontières entre travail documentaire et pratique artistique, entre art politique et engagement esthétique.La rencontre avec ces deux derniers est à retrouver en podcast, juste après un échange joyeux avec Andrea Ponsini, directeur artistique du Salon, qui cette année encore accompagne ses jeunes recrues par l’attribution de 1000€, et par des «perspectives » professionnelles personnalisés en partenariats avec des lieux culturels pour de futures résidences ou expositions.69ème Salon d’Art Contemporain de MontrougeDu 13 février au 1er mars 2026. Gratuit.https://salondemontrouge.com/@ Beffroi de Montrouge : 43 av République, 92120 Montrouge - M° Mairie de Montrouge
lundi 2 fevrier 2026 Nova Y Va : Au Palais de Tokyo
934 Echo Delay Reverb investit le Palais de Tokyo jusqu’au 8 février 2026 avec pourambition : réunir une soixantaine d’artistes américains dans une exposition XXLpensée comme un grand dialogue transatlantique.Née ici, les idées ont traversé l’Atlantique, infusé les luttes, les formes et lesimaginaires. On retrouve l’influence décisive de Simone de Beauvoir, MichelFoucault, Roland Barthes, Suzanne et Aimé Césaire et d’autres penseur.euses français.es.Echo Delay Reverb en capte les résonances à travers les œuvres de figuresmajeures comme Melvin Edwards, Dan Graham, Hans Haacke, Theresa Hak KyungCha, Cindy Sherman ou Lorna Simpson, aux côtés d’artistes plus jeunes commeTiona Nekkia McClodden, Kameelah Janan Rasheed ou Cici Wu.Des années 1970 à aujourd’hui, plusieurs générations se croisent. C’estprécisément cette rencontre intergénérationnelle qui nourrit un dialogue fécond, oùles échos du passé se transforment dans le présent.À l’heure où on érige des murs et des frontières toujours plus étanches, l’expositionpropose un contre-champ salutaire : un voyage des idées, des théories et desrécits, porté par une grande diversité de médiums.Billetterie et infos ici.
jeudi 29 janvier 2026 Nova Y Va : Au musée du quai Branly
902 Nova y va et Nova vous emmène au Musée du Quai Branly, dont la mission de préservation et valorisation des cultures du monde dans leur diversité se traduit en expos permanente et temporaires, en projections, en concerts, en médiations multiformes, mais aussi et pour la troisième saison, en danse!Les deux premiers week-ends de février, le lieu ouvrira ses portes à Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, danseurs chorégraphes directeurs du Centre chorégraphique National de Franche-Comté, qui comptent presque 40 ans de danse commune, traçant un chemin singulier qui ignore les frontières et brasse les genres pour façonner les identités de leurs spectacles.On les a rencontré pour parler de cette carte Blanche, d’Edouard Glissant et de cette opbsession du brassage des genres et des cultures, de la rencontre comme fabrication d’identité, de la danse comme art total, de musique live dans leurs spectacles, de jeunesse à danser, et puis évidemment de leur programme.Ainsi, Akzak et Tout Moun, leurs deux dernières pièces grand format, seront données, ainsi qu’une création In situ, les Auras; la voix du contre-ténor Serge Kakudji et les danseurs en exploration au coeur de vitrines imaginées par l’architecte du lieu Jean Nouvel, comme des bulles de verre soufflé qui enrobent des statues venues de partout dans les monde et les siècles.Et pour brasser toujours plus généreusement les genres, les cultures, les rythmes, les arts même, mais surtout les imaginaires, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux ont invité deux chorégraphes à présenter leurs créations:Clémence Baubant dansera son solo Parades, une constellation de guerrières imaginaires, six figures féminines mythiques des Caraïbes; tandis que Léo Lérus donnera sa pièce Gounouj pour quatre danseurs en équilibre parfait sur une évocation du site naturel de Gros Morne - Grande-Anse en Guadeloupe.Vous aurez compris donc que début février au musée du Quai Branly, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux brassent, métissent, pulsent, dansent et sautent avec nous par dessus les frontières, des voyages vers l’autre et vers soi, voilà qui s’annonce aussi énergisant pour le corps et le coeur que pour l’esprit, et qui vous est recommandé par Nova
mardi 20 janvier 2026 Nova Y Va : Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris
1031 Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris« Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? », « Où allons-nous ? » Trois questions que l’humanité entière tente d’élucider depuis son apparition et trois questions que pose le musée de l’Homme, à Paris, dans sa galerie réouverte depuis 2015. Si vos capacités en calcul vous le permettent, vous noterez que l’on fête donc cette année les 10 ans de la réouverture de ce lieu où s’entremêlent sciences, culture et société. Pour l’occasion, deux parcours s’intéressent aux origines du genre, et du racisme. Nova y va. La galerie est fascinante. Partout où les yeux se posent, il y a des questions comme des réponses… Elle rassemble 1 800 pièces emblématiques de l'aventure humaine, du crâne de Cro-Magnon à celui de Descartes, de la Vénus de Lespugue paléolithique aux bustes ethnographiques du 19e siècle, un tas d’outils et d’objets….Le Musée de l’Homme, pour ce dixième anniversaire, inaugure deux parcours spéciaux, deux visites guidées thématiques qui nous aident à comprendre les origines du genre et les origines du racisme, de la préhistoire aux travaux des neurologues sociologues scientifiques modernes. Pas moins de 150 chercheuses et chercheurs travaillent directement sur le site, anthropologues, spécialistes de la génétique, de la philosophie, la linguistique ou la primatologie…. Quelques un-es se sont libéré-es pour nous éclairer dans ce podcast.Merci à Aline Thomas, Chloé Pourtier et Paul Verdu pour leur participation au podcast.Chacun des 2 parcours est à découvrir un samedi toutes les 3 semaines, ça commence ce 31 janvier avec la visite "Nous et les autres". Plus d'infos sur le site du Musée de l'Homme. Ségo Raffaitin - JournalisteCéleste Métais-Grollier - RéalisateurLéna Le Roux Bourdieu - Production
vendredi 16 janvier 2026 Nova y va : Festival Suresnes Cités Danse
832 Vous chantiez tout l’été hé bien dansez maintenant disait cette bouffonne de fourmi à la cigale. Qu’à cela ne tienne, dansons donc pour réchauffer le creux de cet hiver avec le festival Suresnes Cités danse qui propose un mois de plongée corps et âmes à la croisée des chorégraphies urbaines et contemporaines.Un reportage de Anna Flori-Lamour et Lucie RouotteFestival Suresnes Cités Danse, du 9 janvier au 8 février 2026. Théâtre de Suresnes Jean Vilar 16, place Stalingrad • 92150 Suresnes suresnes-cites-danse.com Tarifs de 8 à 40€ en fonction des spectacles/placement/réductions
jeudi 4 decembre 2025 Nova Y Va : L'Autre Noël de Nantes, le Voyage en Hiver
878 Si vous marchiez à Nantes, ces derniers jours, il n'est pas impossible que vous aperceviez dans la nuit des cerfs luminescents, une muse chatoyante qui s'est échappée de son monument, des chimères et un mouflon disparu... Des effluves magenta, cyan, doré dans le ciel. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé. Qui pense qu’il n’y a pas grand-chose à faire à Nantes en hiver n’y a jamais mis un pied. En pleine effervescence du festival Culture Bar Bars (qui, comme son nom l’indique, peuple les bars de culture, de concerts), Nova a arpenté la ville et ses lumières, dans tous les sens du terme. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé et les œuvres sont partout dans la ville.Il y a le marché de Noël traditionnel et l’Autre Marché, il y a le sapin de la place Graslin et les cerfs, les chimères, les muses luminescentes perchées aux balcons, il y a le manège déjanté de la place du Bouffay, baptisé « Les carottes sont cuites », une chorale qui chante Madcon, Nino Ferrer ou les Turtles devant les musées et les théâtres. Il y a des cloches cosmiques qui dessinent un chemin merveilleux autour des bâtiments importants de la ville.Le Voyage en Hiver, c’est un projet qui reflète bien l’âme de Nantes, laisser l’art prendre la rue, l’offrir à tout le monde, remplir les musées d’expositions captivantes (« Sous la pluie » au musée d’art, « Dans les plis des cartes » au Lieu Unique, « À coeur ouvert » au Musée Dobrée, la programmation du Théâtre Mixte qui rouvre pour l’occasion). « Nantes, c’est presque une femme, assez rock, très jeune, en tout cas jeune d’esprit », s’amuse Sophie Lévy, la directrice du Voyage à Nantes, successeure de l’agitateur Jean Blaise. « Une femme qui s’appuie sur son histoire, mais qui accepte de considérer que les créateurs contemporains ont le droit de réinterpréter cette histoire. Ils le font avec beaucoup d’attention aux symboles de la ville, et beaucoup de créativité. »La nuit je vois : chimèresIl faut lever les yeux au crépuscule pour apercevoir les créatures comme cette chimère inspirée du décor de la façade du Muséum d’Histoire Naturelle, une création imaginaire sur un lieu de savoir, qui a titillé la curiosité de l’artiste Vincent Olinet. Il en a fait une installation du parcours lumineux de la ville qui s’appelle « La nuit je vois ».Des figures disparues reviennent en fantômes lumineuxSur les grands théâtres, il n’est pas rare d’apercevoir 9 muses. Thalie pour le théâtre, Erato pour la poésie, Calliope pour l’épopée, Euterpe pour la musique, Polymnie pour la philosophie, Clio la muse de l’histoire, Melpomène de la tragédie, Terpsichore pour la danse et Uranie, muse de l’astronomie et l’astrologie. Mais à Nantes, Uranie n’a jamais trôné sur le théâtre, et les historiens ne savent pas avec certitude pourquoi. Vincent Olinet fait revivre cette muse chaque hiver, comme un joli fantôme luminescent coloré, accoudé au balcon de l’immeuble en face du Théâtre, à regarder ses sœurs.Une autre figure renait grâce à ces illuminations : l’un des deux mouflons qui trônaient dans le Jardin des Plantes de Nantes avant la 2de guerre mondiale. Les statues gigantesques de 3,50 m de haut ont été fondues, pour récupérer leur métal. « On ne les connaissait plus qu’à travers les cartes postales » explique Irène Gillardot, de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie de Nantes. L’un de ces mouflons renait, paré de nouvelles couleurs, au cœur du marché de Noël.Des lumières et des sons : les cloches cosmiques dans la villeLa visite continue, guidée par le glas mystique des cloches du dispositif de Dominique Blais « À flot d’airain ». Des cloches desquelles s’échappe un glas cosmique, psychédélique, grâce à un logiciel de traitement, des filtres et des réverbérations. Le son roule le long de l’eau, ricoche entre les clochers, serpente les bâtiments. Comme le parcours de Vincent Olinet, celui-ci n’est pas nouveau mais se renouvelle. Le chemin change, il suit l’Erdre, et l’artiste Françoise Pétrovitch a construit une cloche supplémentaire en provenance de l’Abbaye royale de Fontevraud. Chaque jour, des tintements, puis une marée sonore glissent dans la ville. Des concertos retentissent à 13h13, 17h17 et 18h18.Un an après les coupes budgétairesIl y a un an, nous arrivions à Nantes pour naviguer dans le Voyage en Hiver, juste après l’annonce de la région des Pays de la Loire, qui coupait 73% de son budget culturel. « La culture n’est pas une option, ça traverse véritablement toute la vie de la ville », nous rappelait Jean Blaise. Un an plus tard, Sophie Lévy nous dit que le Voyage à Nantes est moins impacté que de plus petites structures qui ont dû licensier, réduire la programmation… « Ça impacte plutôt les budget d’entretien des œuvres en dehors du territoire nantais » nous explique-t-elle ajoutant qu’on « ne mesure pas encore tous les effets de cette brutale irruption d’une coupe aussi gigantesque. Des artistes décident de faire autre chose, des acteurs culturels changent de métier, des structures disparaissent. Tout cela s’est cousu lentement, patiemment, ça s’est décousu brutalement. »Alors pour défendre la culture, vous pourriez aller profiter de tout ce qu’elle offre, à Nantes et ailleurs. Le programme détaillé du Voyage en Hiver est à retrouver ici.
mardi 2 decembre 2025 Nova Y Va : au Mia Mao, le nouveau club électro parisien
897 Radio Nova s’est glissée dans les coulisses du Mia Mao, le nouveau club électro parisien installé à La Villette. Un lieu monumental de 3000 m² qui ne veut pas seulement faire danser la nuit, mais aussi la raconter.Avant sa grande soirée en collaboration avec le club londonien Fabric, Mia Mao proposait une projection du documentaire Real Scenes: London de Resident Advisor et une table ronde autour de 25 ans de culture club, des liens entre Londres et Paris, et de ce qui fait encore vibrer la nuit aujourd’hui. Autour de cette table : Craig Richards, Judy Griffith, Midland, Arnaud Perrine, Frédéric Hocquard, Smaël Bouaici… Autant d’acteurs et actrices de la nuit réuni·es pour raconter ce qui se trame derrière les platines et dans les clubs. Dans ce Nova y Va, on a tendu le micro à Valéry B, physionomiste du Mia Mao, mais aussi à son co-fondateur Arnaud Perrine, la journaliste Mathilde Reynal, et à la DJ IAMBP, ainsi qu'aux teufeur·euses croisé·es aux quatre coins du club. On a aussi pris le temps de danser, évidemment, devant les sets des résident·es de la Fabric.Une plongée dans le Mia Mao qui veut être à la fois une maison pour la fête et un espace de réflexion, où la culture électronique se vit autant qu’elle se débat.--Malo Le Fur - JournalisteMelvin Schlemer - RéalisateurLéna Le Roux Bourdieu - Production
lundi 1 decembre 2025 Nova Y Va : le prix Goncourt des lycéens
919 Nathacha Appanah remporte le Goncourt des lycéens 2025Chaque année, les lycéens se retrouvent à Rennes pour désigner leur lauréat. On a passé la journée dans la capitale bretonne pour assister à la révélation de l’heureuse élue : Nathacha Appanah, qui a remporté le Goncourt des lycéens 2025 avec son livre “La Nuit au coeur”.Une aventure littéraire“C’est une fierté” nous a confié le créateur du Prix, Bernard Le Doze, d’assister une 38e fois à la cérémonie qui clôture 2 mois et demi de travail. Les 2000 jeunes ont choisi avec l’aide de leurs professeurs, leur récit préféré parmi les 14 livres sélectionnés par l’Académie Goncourt. Cette aventure littéraire leur a permis, entre autres, de participer à des débats et de rencontrer les auteurs en personne.On les a sentis très investis de leur mission. Quelques minutes après la révélation, ils nous parlaient au micro, tout excités d’avoir enfin pu révéler leur gagnante : “C’est vrai que la littérature qu’on étudie au collège et au lycée, ça nous dégoûte de la lecture. Là, on a découvert une littérature contemporaine que j’aurais peut-être connue plus tard. »Un récit poignant Seule femme encore en lice, l’autrice de 13 livres a conquis le cœur du jury avec un récit poignant dans lequel elle nous fait entrer dans la vie de trois femmes victimes de violences conjugales. Celles de Chahinez Daoud, assassinée en 2021 par son mari, celle de sa cousine Emma, tuée elle-aussi par son époux, et la sienne, ayant été sous l’emprise d’un homme. Toute la salle était émue du choix des lycéens et des mots de Nathacha Appanah. Absente au moment de l’annonce, elle a été appelée au téléphone pendant la cérémonie : “ C’est un grand cadeau que vous m’avez fait à moi, à Chahinez, à Emma, à la littérature. Merci ! Je suis tellement émue. » Nous aussi, on est repartis chargés d’émotions, bien décidés à lire tout l’hiver.Un reportage de Charlotte Daran-Ioualalen et Théo Albaric
mardi 25 novembre 2025 Nova Y Va : Festival AOP
2591 Nova y va à l’AOP Festival et pose son micro au CENTQUATRE-PARIS.Les AOP laitières ont donné rendez-vous au grand public pour un événement gourmand et pédagogique : l’AOP Festival, qui s’est tenu du 14 au 16 novembre 2025. Pour cette 3e édition, trois jours de fête, de goût et de partage ont célébré les 51 AOP laitières françaises, dans une ambiance conviviale et chaleureuse.Retrouvez dans ce podcast notre journaliste en immersion dans le marché de producteurs venus des quatre coins de la France, goûtant aux nombreuses dégustations de fromages, beurres et crèmes AOP. La rencontre avec Andéol et Antoine Bourachot, venus pour se produire en concert et en DJ set, programmés par Nova.Un épisode qui célèbre celles et ceux qui font vivre nos fromages : des producteurs aux consommateur·rice·s…Entre terroir, musique et rencontres authentiques, un épisode qui fait vibrer les sens !Réalisation : Benjamin MacéIngénieurs du son : Benjamin Macé et Lucie RuotteJournaliste : Malo Le FurProduction : Axelle CohenRemerciements aux équipes du CNIEL et du CNAOL,ainsi qu’à Andéol et Antoine Bourachot.
lundi 17 novembre 2025 Nova Y Va : Festival Exilées
867 AVEC LE FESTIVAL EXILEES, FRANCE TERRE D’ASILE DÉSINVISIBILISE LES FEMMES EN EXILReportage de Anna Flori-Lamour et Ben MacéDepuis 3 ans, l’organisation France Terre d’Asile mène la mission Amal qui œuvre pour l’Autonomisation et protection des femmes migrantes, et organisait comme une étape de parcours le festival Exilées les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris. Dans cet immense espace pluridisciplinaire aussi industriel que bucolique, on trouve des disquaires et des food truck, des ateliers de pancartes à manif, des bureaux d’association et d’information engagés pour l’entraide, la solidarité, la lutte pour plus de justice sociale… Et au fond se déploie le festival Exilées qui pose la question de comment construire une sororité au-delà des frontières et de comme reconstruire les récits des femmes en exil, invisibilisées et discriminées par les conditions d’accueil qui leur sont réservées. La réponse ici est de passer par la parole mais aussi par des formes artistiques, expositions, manifestations dansées ou musicales… Dans la salle de conférence : tribunes et tables rondes devant un public nombreux, pour aborder les politiques d’accueil spécifiques à inventer pour les femmes en exil, en termes d’accès au logement, à la santé, à l’éducation, dont les intervenants sont autant des responsables d’associations que des femmes qui témoignent. Un peu plus loin, une exposition de la photographe congolaise Pamela Tulizo, qui met en scène les femmes arrivées en France dans la situation d’exercer leur métier, couleurs, sourires et une pointe de nostalgie évidemment. Il y a aussi l’accrochage de lettres en partie manuscrites, extraits de ces récits réparateurs qui disent la route, l’accueil, l’espoir. « Je ne suis pas née pour rien », « je suis plus forte que je ne le crois », « je rêve que ma soeur et moi retournions à l’école ». Et puis il y aura ce samedi soir le collectif d’artistes Ougandais venu soutenir la cause des femmes sur les routes, Nyege Nyege, dont le pseudo signifie en luganda « une envie soudaine et incontrôlable de danser »… La musique, la danse, la gaieté comme des armes. Du monde, du bruit, et au milieu de ce joyeux tumulte, de ce brassage de valeurs haut de gamme et de questionnements importants, nous avons rencontré Maëlle Léna, directrice du plaidoyer de l’International à France Terre d’Asile qui accompagne le projet AMAL, ainsi que Marie-Chrisole Zumba venue de RDC qui témoigne au micro de Nova de son parcours jusque’ la rencontre avec FTA (« une deuxième maison »), et chante l’espoir en reprenant le titre Migrants des rêves de Fally Ipupa qui a accompagné sa route. Le festival Exilées c’était les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris, une première mais dont on espère déjà le deuxième épisode… Un festival qui fait genre mais qui ne fait pas semblant, concrètement. Bouleversant, important, mais jamais larmoyant. Si vous vous posez la question « Que faire? », les réponses sont sur le site de l’organisation France Terre d’Asile et de la mission Amal.
vendredi 24 octobre 2025 Nova Y Va : Mon premier festival
685 Ce n’est peut-être pas votre premier festival de cinéma, mais c’est sûrement celui des enfants qui participent à “Mon Premier Festival”, organisé par la Ville de Paris et l’association Enfances au Cinéma. Micro en main, nous avons arpenté le Forum des Images à Paris, qui résonnait comme une cour de récréation. NOVA VA A "MON PREMIER FESTIVAL (22 au 28 octobre 2025)Reportage par Charlotte Daran-Ioualalen et Céleste Mettais Grollier
lundi 13 octobre 2025 Nova Y Va : Voir la mer
916 NOVA VA VOIR LA MER AU MAIF SOCIAL CLUB, A VOS MASQUES!Voir la mer, la mer telle qu’elle est et comme vous ne l’avez jamais vue, avec ses mystères, ses joies et ses drames, dans une scénographie en travelling arrière des profondeurs jusque depuis l’espace.Il y a le bruit des vagues, le gout du sel, les cocktails et poissons grillés, les conquêtes du bout du monde ou des abysses, la grande bleue évidemment, mais aussi le réchauffement climatique, le 7ème continent, la surpêche, les corps noyés par centaines.En 4 thèmes et une quinzaine d’artistes, nous avons plongé dans le grand bain proposé au coeur du marais parisien, en brasse coulée entre les gorgones bigarrées d’Ugo Schiavi, la vidéo et les sculptures-gravures plastiques de Duke Riley, les drapés comme autant de vagues colorées d’Adélaïde Feriot ou encore les poissons électriques de Rémi Lécussan,… Pour notre guide, la commissaire d’exposition Lauranne Jermond, la mer est autant une question de vie que de mort, et à travers la scénographie de l’exposition, ce message d’une possible résilience : ne plus prendre la mer, mais la rendre. Rencontre avec les artistes Emeric Lhuisset, dont la joie esthétique des bleus cyanotypes cachent les drames des vies englouties, et des exils écorchés par les barbelés… Rencontre également avec Charlotte Gautier Van Tour en immersion dans son installation visuelle, olfactive et sonore : des brumes magiques et des algues grimpantes des abysses vers la surface, pour dire les êtres d’eau et les êtres d’air, et pour dire surtout tout ce qui nous lie. De l!ivresse des profondeurs à l’écume d!un océan chaviré, l!exposition Voir la mernous invite à plonger dans la vague, voilà qui élargit l’horizon et dégage les bronches, c’est au Maif Social Club à Paris jusqu’au mois de juillet, ne vous en privez pas, allez-y! Et en plus, en plus, comme s’il fallait encore nous convaincre : des visites contées, guidées, musicales, gustatives, pailletées, et même des visites spéciales pour les bébés, qui s’accompagnent d’une riche programmation autour de l’océan jusqu’en juillet!Voir la mer , du 11/10/25 au 26/07/26 @ Le Maif Sociale Club, 37 rue de Turenne, 75003 Paris.Entrée gratuite, évènement de la saison et horaires sur : https://www.maifsocialclub.-fr/ Anna Flori-Lamour
lundi 6 octobre 2025 Nova Y Va : A la soirée de lancement de la campagne "Indignons-nous" par DIGNITÉ International
914 Jeudi 2 octobre, Dignité International organisait une soirée de débat au Musée des Arts et Métiers à Paris à l’occasion du lancement de sa campagne d’alerte « Indignons-nous », qui vise à mobiliser la société civile devant l’ampleur de la crise humanitaire et l’urgence absolue dans l’Etat de Palestine.Et la société civile c’est nous, chez qui l’aquoibonisme à tendance à se répandre, parce que : que peut-on ici quand on meurt là bas?S’indigner et le dire fort, agir aussi, en soutenant les acteurs de l’humanitaire.L’ONG oeuvre sur place en partenariat avec quatre acteurs de l'humanitaire dont trois locaux, pour donner accès aux populations non seulement à la dignité humaine, mais aussi à l'aide alimentaire, médicale et psycho-sociale, à l'hygiène et à l’eau, entre autres actions de première nécessité.Pour ce Nova y va, nous avons rencontré Ouahid Abassi, Fondateur et Président de Dignité Intenational, ainsi que le Professeur Fawzi Oussedik, expert en droit international qui oeuvre notamment à l’Université́ Sorbonne de Doha.La pétition qui accompagne la campagne et que vous pouvez signer ici: https://www.dignite-international.org/petition-gazaPour faire un don, c’est là: https://cagnotte.dignite-international.org/fundraisers/gaza-aide-urgence-humanitaireEt pour mots d’ordre, ceux du poète et écrivain palestinien Mahmoud Darwish, prononcés à Ramallah il y a déjà plus de 20 ans: « …Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir (…) Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir. »
mardi 30 septembre 2025 Nova Y Va : Arte Mix O Trabendo
1211 Arte Mix O Trabendo, c’est une soirée que l’on connait bien à Nova qui est devenu pour nous un rendez-vous de rentrée, où l’on prend le chemin du club pour aller se régaler avec une bonne tranche de live et de DJsets, ce soir programme spécial aux accents de touche française avec les cadors Cassius, DJ Flacon et Etienne de Crecy, des pionniers du mouvement French Touch mouvement qui secoue la bande-son française depuis trois décennies.Il n’y avait pas que des anciens respectés au programme, on a aussi eu affaire à quelques étoiles montantes de la scène française, comme la montpelliéraine Dylan Dylan qui nous a présenté un live électronique longuement mijoté et Tatyana Jane, nouvelle recrue du label Ed Banger, autre grand nom de la French Touch. Tatyana Jane n’a pas encore sorti de track chez Pedro Winter, mais on a pu vérifier de quel bois elle se chauffe avec son morceau “Jerseying Again and Again”, qu’elle nous fait écouter avant de nous révéler deux choses : la méthode pour signer sur un label comme Ed Banger, et que faire quand Victor Le Masne vous appelle pour vous proposer de mixer aux J.O.
samedi 9 aout 2025 Nova Y Va : trois jours de fête au Bout du Monde
3562 Chaque été, la presqu’île de Crozon devient un carrefour mondial de la musique. Entre transe anatolienne, rock poétique et fanfare italienne, le Boudu célèbre la fête dans toutes les langues. Nova y était, on vous raconte...Réalisation : Benjamin MacéJournaliste : Malo Le Fur
lundi 21 juillet 2025 Nova Y Va : Festival de Thau
899 Aujourd’hui, nos micros posent leurs valises au bord de l’étang de Thau, au Port de Mèze, pour la dernière soirée du festival de Thau. Ce dimanche 20 juillet, le festival s’achève en apothéose avec une soirée placée sous le signe du métissage musical. Nous avons eu la chance de discuter avec Monique Teyssier - programmatrice et présidente du Festival depuis 35 ans, et l'unique Flavia Coelho. Nova Y Va au festival de Thau.
A propos de cette emission Nos reportages sonores immersifs produits in situ pour faire vivre l'évènement comme si vous y étiez, avec entretiens, micro-trottoirs, musiques et ambiances.